Laval bénéficie d’un niveau économique solide et dynamique, avec un taux de chômage particulièrement bas autour de 5,8% en 2025, bien en deçà de la moyenne nationale, reflétant un quasi-plein emploi dans son agglomération comptant plus de 113 000 habitants. Ce dynamisme s’appuie sur un tissu entrepreneurial dense, avec environ 10 000 emplois à pourvoir chaque année, principalement dans l’industrie (35% des emplois), les services aux entreprises (25%), le commerce et le tertiaire (20%), ainsi que l’agroalimentaire qui domine localement.
Le PIB par habitant de l’aire d’attraction de Laval, bien que non publié précisément au niveau communal, s’aligne sur celui d’un pôle économique intermédiaire de l’Ouest français, porté par des leaders mondiaux comme Lactalis et des industriels exportateurs tels que Wilo ou TDV. La répartition des métiers privilégie les professions qualifiées : 30% d’ouvriers et techniciens spécialisés, 25% d’employés de maîtrise et cadres techniques, et 20% de cadres supérieurs, favorisée par la proximité des pôles universitaires et des formations en ingénierie. Ce modèle économique, résilient face aux fluctuations nationales, positionne Laval comme une ville attractive pour l’installation d’entreprises et de familles
Secteur Primaire
Le secteur primaire à Laval, bien que limité en emplois directs urbains (environ 2-3% de la population active), soutient fortement l’économie locale via l’agriculture de l’arrière-pays mayennais. Les productions laitières, bovines et céréalières alimentent l’agro-industrie, notamment Lactalis, tandis que l’aviculture et la porcherie complètent ce tissu fertile. Modernisée et orientée qualité, cette base rurale préserve les paysages et renforce l’attractivité de la ville.
Secteur Secondaire
L’agroalimentaire domine l’économie lavalloise, faisant de Laval un bastion majeur de ce secteur en France. Le groupe Lactalis, numéro un mondial des produits laitiers fondé en 1933 par André Besnier, y a son siège social et emploie environ 2 400 personnes localement, avec des marques emblématiques comme Président ou Galbani. D’autres acteurs comme SNV (groupe LDC) dans les volailles ou Holvia-Porc dans les viandes renforcent cette filière stratégique, qui bénéficie d’un tissu agricole dense dans la Mayenne et génère des milliers d’emplois directs et indirects.
L’industrie manufacturière est un pilier dynamique, particulièrement dans les équipements industriels et l’automobile. Wilo France, spécialiste des pompes et circulateurs, emploie 582 salariés à Laval et rayonne à l’export. Gys, leader dans les appareils de charge pour batteries et équipements électroniques, ainsi que Mann+Hummel Filtration France dans les filtres automobiles, illustrent cette excellence industrielle labellisée « French Fab ». Ces entreprises, souvent familiales, contribuent à un taux de chômage très bas autour de 5,8% et à une forte attractivité pour les ingénieurs et techniciens.
Le secteur du textile technique et de l’habillement professionnel connaît un essor remarquable, porté par un savoir-faire historique. TDV Industries, fondée en 1866, est un leader dans les tissus techniques, vêtements de sécurité et coton équitable, avec une filiale de recyclage à Changé. Cette filière, tournée vers le luxe et l’innovation durable, maintient une réputation internationale et participe à la diversification économique de Laval.
Secteur Tertiaire
Le tertiaire et les services financiers complètent le paysage économique avec vigueur. Crédit Mutuel, employant 650 personnes, domine le secteur bancaire et assurantiel, tandis que des acteurs comme Actual Emploi (groupe de travail temporaire) génèrent des chiffres d’affaires impressionnants. Le commerce de détail, avec des enseignes comme Nicodis (hypermarché) ou Noz (destockage), soutient un bassin de consommation dynamique, renforcé par un secteur numérique et innovant en pleine croissance.
Enfin, l’économie lavalloise se distingue par son tissu de PME et startups, avec près de 10 000 postes à pourvoir annuellement dans l’industrie, les services et le numérique. Des entreprises comme Thales dans l’électronique ou des négoces spécialisés (Beauplet Languille, Buron) illustrent cette vitalité, dans un contexte de quasi plein emploi et d’investissements continus, comme les 4 millions d’euros récents de Lactalis dans un entrepôt local.

